> VOD > Alerte Info > Lecornu envisage un ajustement de son gouvernement après la séquence budgétaire
Le Premier ministre Sébastien Lecornu envisage un "ajustement" de son équipe gouvernementale une fois le budget définitivement adopté, a-t-on appris auprès de son entourage, confirmant une information de La Tribune Dimanche.
"Le Premier ministre réfléchit à proposer au président de la République un ajustement gouvernemental après la séquence budgétaire, si elle se termine bien", a-t-on précisé.
Le chef du gouvernement pourrait également profiter des prochaines élections municipales (15 et 22 mars) pour procéder à ces changements.
La ministre de la Culture Rachida Dati, candidate à la mairie de Paris, a fait savoir qu'elle quitterait le gouvernement avant le scrutin pour se consacrer à sa campagne.
Deux autres ministres, Marina Ferrari (Sports) et Michel Fournier (Ruralité) sont candidats aux municipales, respectivement à Aix-les-Bains et dans les Vosges.
Quant à la ministre de la Santé Stéphanie Rist, elle était engagée dimanche dans un second tour de législative partielle dans le Loiret. En position plutôt favorable après le premier tour, elle a prévenu qu'elle quitterait le gouvernement en cas de défaite.
Sébastien Lecornu a brandi à deux reprises l'article 49.3 pour faire adopter les volets recettes et dépenses du budget 2026. Il doit encore affronter en début de semaine une nouvelle motion de censure. Après un nouveau passage au Sénat, le texte devrait être définitivement adopté début février.
Interrogée sur LCI dimanche matin, la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon a refusé de commenter les informations sur cet éventuel ajustement gouvernemental. "C'est une prérogative, vous le savez, qui appartient uniquement au président de la République et au Premier ministre", a-t-elle déclaré.
Alors que la page budgétaire est en train de se tourner, Mme Bregeon a estimé que l'activité du gouvernement ne pourra se limiter à gérer les affaires courantes.
"Il y a les débats qui seront ceux de la présidentielle et je ne doute pas qu'il y en aura beaucoup. Et puis il y a toutes les urgences du quotidien (qui) ne peuvent pas attendre 2027", a-t-elle déclaré.
Elle s'est dite "convaincue" qu'une majorité était trouvable sur un certain nombre de ces sujets, citant la relance de la construction de logements, l'armement des polices municipales ou encore l'interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans qui sera débattue à l'Assemblée lundi.
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