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Poutine "n'a pas atteint ses objectifs" de guerre, dit Zelensky pour le 4e anniversaire de l'invasion russe

Vladimir Poutine "n'a pas atteint ses objectifs" de guerre ni "brisé les Ukrainiens", a déclaré le président Volodymyr Zelensky dans une vidéo diffusée mardi, quatre ans jour pour jour après l'invasion de son pays par la Russie.

Conflit le plus sanglant en Europe depuis la fin de la Deuxième guerre mondiale, l'offensive russe massive visait initialement à renverser le gouvernement ukrainien en seulement quelques jours, mais s'est heurtée à la résistance farouche des Ukrainiens. Depuis, les combats se poursuivent et ont fait des centaines de milliers de morts et de blessés.

Volodymyr Zelensky a estimé que son homologue russe n'avait pas "atteint ses objectifs", ni "brisé les Ukrainiens" ni "gagné cette guerre". "Nous avons préservé l'Ukraine", a-t-il dit.

Réagissant aux propos de M. Zelensky, le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov, a jugé en effet que "les objectifs (de la Russie n'étaient) pas encore atteints, et c'est pourquoi l'opération militaire spéciale se poursuit" en Ukraine.

Il a néanmoins affirmé que "beaucoup" des objectifs du Kremlin avaient été remplis, précisant que "le but principal" de Moscou était d'assurer "la sécurité des personnes" vivant dans l'est de l'Ukraine.

La Russie n'était pas parvenue à prendre Kiev au printemps 2022 et avait redirigé ses efforts militaires pour s'emparer du Donbass, un territoire de l'est de l'Ukraine composé des régions de Donetsk et Lougansk et dont le Kremlin revendique l'annexion.





La cheffe de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et le président du Conseil européen, António Costa, sont pour leur part arrivés mardi en Ukraine, pour manifester le soutien de l'UE, alors que l'invasion russe a poussé de nombreux européens à se réarmer en vue d'un possible affrontement avec Moscou.

Mme von der Leyen a indiqué sur la plateforme X souhaiter "envoyer un message clair au peuple ukrainien et à l'agresseur : nous ne céderons pas tant que la paix ne sera pas rétablie".

M. Zelensky a, lui, exhorté l'UE à fixer une "date claire" pour l'adhésion de son pays, faute de quoi Vladimir Poutine "trouvera le moyen de bloquer l'adhésion de l'Ukraine pour des décennies".

L'invasion russe et ses violences ont causé -- et continuent d'alimenter -- un immense traumatisme en Ukraine. 

"Seules les horreurs restent dans ma mémoire", a affirmé mardi à l'AFP Olena Ponomariova, directrice-adjointe d'un jardin d'enfants, rencontrée à Irpin, une ville de la banlieue de Kiev au coeur des combats au début de l'invasion.

"Tout a changé, tous les Ukrainiens ont changé. Ils sont devenus unis et résilients", a-t-elle ajouté. Sa relation avec des membres de sa famille vivant en Russie a aussi "changé à 100%" : "Tout comme leur attitude envers nous."

Moscou bombarde quotidiennement des zones civiles et des infrastructures, ce qui a récemment provoqué, en plein milieu d'un hiver particulièrement glacial, la pire crise énergétique dans ce pays depuis 2022.

Vladimir "Poutine ne se bat pas pour des territoires. Il se bat pour détruire notre existence en tant qu'Etat. Donc, nous avons déjà gagné", a affirmé à l'AFP Vadym Borodaï, membre du conseil municipal d'Irpin. Son fils est mort au front.

La reconstruction de l'Ukraine après le conflit coûtera quelque 588 milliards de dollars (plus de 500 milliards d'euros) sur la prochaine décennie, selon un rapport commun de Kiev, de la Banque Mondiale, de l'UE et de l'ONU paru lundi.





L'armée russe, qui occupe environ 20% du territoire ukrainien, continue une progression lente malgré de lourdes pertes. Elle s'est emparée de plus de territoires lors de la quatrième année du conflit que lors des 24 mois précédents, selon l'analyse par l'AFP des données de l'Institut pour l'étude de la guerre (ISW).

Les négociations en cours, sous médiation américaine, bloquent principalement sur l'exigence de Moscou de l'abandon par les troupes ukrainiennes de la région de Donetsk, ce que Kiev rejette.

Le président français, Emmanuel Macron, s'est dit "très sceptique" mardi sur la possibilité d'aboutir à une "paix à court terme" en Ukraine.

Vendredi, dans un entretien avec l'AFP, le président Zelensky avait souligné vouloir d'abord des garanties de sécurité de la part de Washington et un cessez-le-feu avant de "parler de compromis", y compris territorial, avec les Russes.

L'Ukraine demande notamment, en tant que garantie de sécurité, le déploiement de troupes européennes sur son territoire, ce que Moscou exclut.

M. Poutine a, quant à lui, averti à plusieurs reprises qu'il poursuivrait ses objectifs par la force si la voie diplomatique venait à échouer.

Lundi, à l'occasion de la journée des "défenseurs de la patrie", célébrée le 23 février, M. Poutine a assuré que les soldats russes protégeaient en Ukraine "les frontières" de la Russie, assuraient "la parité stratégique" entre puissances et combattaient pour "l'avenir" de leur pays.

bur-mda/rco/bfi

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